Moteur asynchrone triphasé : principe et couplages étoile et triangle
Comment tourne un moteur asynchrone, pourquoi sa plaque affiche deux tensions et ce que change un couplage en étoile ou en triangle.
Bobinage et moteurs électriques
Par Claire MauduitRédactrice technique, moteurs, transformateurs et bobinage
Un transformateur ne contient aucune pièce en mouvement, mais il dépend lui aussi entièrement de son bobinage. Comme pour un moteur, c’est l’enroulement de cuivre qui fait le travail, et c’est lui qui tombe en panne.
Deux enroulements, le primaire et le secondaire, sont placés autour d’un noyau de tôles magnétiques. Le courant alternatif du primaire crée un flux dans le noyau, qui induit une tension dans le secondaire. Le rapport entre les tensions est celui du nombre de spires : plus de spires au primaire qu’au secondaire, et la tension baisse.
Conséquence pratique : un transformateur ne s’alimente pas n’importe comment. Le flux dans le noyau dépend de la tension et de la fréquence. Appliquer du courant continu, ou une fréquence nettement plus basse que celle prévue, fait monter le courant magnétisant jusqu’à saturer le noyau, et l’appareil chauffe bien au-delà de ce que laisserait penser sa puissance. La plaque indique la tension, la fréquence et la puissance apparente en voltampères : ces données doivent correspondre à l’installation avant toute remise en service.
Deux familles de pertes se transforment en chaleur. Les pertes dans le fer tiennent au noyau, soumis à un champ qui s’inverse en permanence ; on les réduit avec des tôles fines et isolées entre elles. Les pertes dans le cuivre tiennent à la résistance des enroulements et augmentent avec le courant. Un transformateur très chargé chauffe donc davantage.
Les petits transformateurs sont refroidis par l’air. Les plus puissants peuvent être plongés dans un liquide isolant qui évacue la chaleur. Le choix conditionne les contrôles possibles : on analyse le liquide d’un transformateur immergé, alors qu’on inspecte et mesure l’isolement d’un transformateur sec.
Pour un transformateur sec, l’ennemi discret est la poussière : mêlée d’humidité, elle forme un dépôt conducteur sur les enroulements et obstrue les canaux de ventilation. Un dépoussiérage à l’air sec, hors tension, et une mesure d’isolement régulière font partie de l’entretien de base. Un local mal ventilé réduit aussi le refroidissement : à charge égale, le même appareil s’échauffe davantage et son isolant vieillit plus vite. Une grille de ventilation obstruée ou un appareil installé trop près d’un mur produit le même effet.
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Avant de proposer un rebobinage, l’atelier mesure le rapport de transformation, la résistance de chaque enroulement et l’isolement. Après réparation, il refait les mêmes mesures et vérifie l’échauffement. Pour un appareil installé sur un réseau, la remise en service reste soumise aux règles de sécurité électrique de l’exploitant.
Comment tourne un moteur asynchrone, pourquoi sa plaque affiche deux tensions et ce que change un couplage en étoile ou en triangle.
Du relevé des données à l’essai final, voici dans l’ordre ce que fait un atelier de bobinage quand il rebobine un moteur grillé.
Le bobinage est un élément clé du fonctionnement des moteurs électriques et des transformateurs. Il permet la génération du champ magnétique indispensable à la conversion d’énergie…